Les ornements de toiture et l’eau
Dès les plus anciennes civilisations, les Hommes façonnent des ornements de toiture.
Ils construisent des monuments et des demeures tant pour ce protéger des éléments naturels que des fonctions spirituelles, sociales ou apotropaïques (pour conjurer le mauvais sort).
Des traces historiques des ornements de toiture
Chez les Etrusque dès l’Antiquité puis chez les Romains, les “Antéfixes” sont des pièces ornementales en céramiques ou en terre cuite placées sur les toits, aux faîtages, arêtiers ou sur les corniches pour masquer les zones saillantes des couvertures. Précurseurs de l’alliage des métaux, les Romains produisent du laiton, mélange de cuivre et de zinc, qu’ils introduiront progressivement dans la fabrication des antéfixes.
Les “Onigwara” sont des tuiles d’ornementation fréquentes en Asie, encore visibles et utilisées sur les toitures notamment au Japon. Ces tuiles peuvent être accompagnées de sculptures fascinantes en bois, peintes ou dorées placées, à la manière des épis Européens, aux extrémités des faîtages.
Dans les pays scandinaves, en héritage des peuples Vikings, les pignons de l’entrée principale sont ornés de pièces de bois croisées ou verticales, souvent sculptés de lignes courbes, les “Gavlbrand” d’où le terme “galbe” tir son origine.
Des ornements protecteurs
Les ornements assurent la protection des bâtiments, principalement l’étanchéité face aux eaux de pluie.
Parmi ces ornements protecteurs, on trouve :
en haut des édifices, les chaîneaux et gouttières, les cuvettes, lanceurs et gargouilles,
puis les tuyaux de descentes,
et en pied de bâtiments, les dauphins.
Tous ces éléments peuvent être cintrés, cannelés, torsadés, sculptés, estampés, etc...
Le cuivre, le zinc et le laiton traversent les époques notamment le Moyen Age et la Renaissance grâce aux édifices religieux et aristocratiques.
Au delà de leur rôle décoratif, les épis, pinacles, arêtiers, membrons et faîtages assurent l'étanchéité de la couverture et protègent les assemblages de charpentes.